4) Utiliser les moyens juridiques
pour que l’intérêt général
prime sur l’intérêt individuel
Les communes,
dotées d’un Plan d’Occupation des Sols
ou d’un Plan Local d’Urbanisme ont la possibilité
d’instituer un droit de préemption urbain sur
tout ou parties des zones urbaines ou d’urbanisation
future. De plus, conformément à l’article
L 212-1 du Code de l’Urbanisme : « Des zones d’aménagement
différé peuvent être créées,
par décision motivée du représentant
de l’Etat dans le département, sur proposition
ou après avis de la commune ou de l’établissement
public de coopération intercommunale ayant les compétences
visées au second alinéa de l’article L.211-2
». La création de ces zones instaure également
un droit de préemption au profit de la commune ou de
l’EPCI. A la demande de la collectivité, l'EPFR
peut être délégataire du droit de préemption
sur tout ou partie de la commune et mettre en oeuvre la procédure
d'expropriation.
Afin de pouvoir
mettre en œuvre une politique foncière qui contribue
aux trois principes du SAR, réaffirmés dans
le Programme Pluriannuel d’Intervention Foncière
2003-2008, l’EPFR sollicite les communes pour que lui
soit délégué, sur des périmètres
prioritaires d’intervention, le droit de préemption.
Le marché des futurs terrains à
urbaniser est fortement spéculatif car les propriétaires
sont dans l’attente d’un changement, et donc d’une
plus-value considérable, de zonage au Plan Local d’Urbanisme.
Seule la mise en place de moyens coercitifs (ZAD, possibilité
de préempter, d’exproprier) permet de lancer
une négociation à l’amiable sur de bonnes
bases avec le propriétaire.
Il est indispensable que les propriétaires sachent,
dés le début d’une négociation,
que c’est l’intérêt général
d’une bonne organisation du territoire qui l’emportera.
Il convient de négocier dans une logique « gagnant
– gagnant » qui devrait permettre d’acheter
beaucoup de terrains à moindre coût tout en donnant
une participation aux résultats de l’opération
aux propriétaires.
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