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Les perspectives à 2030


Selon l’INSEE, en 2020, 347 400 ménages vivront à La Réunion, soit 78 800 de plus qu’en 2007. La construction de 6 000 logements par an d’ici 2020 sera nécessaire, uniquement pour héberger ces nouveaux ménages.

De plus, comme le précisait l'ARMOS, en juin 2013, et un grand nombre de partenaires : « Malgré une politique soutenue depuis de nombreuses années, le besoin en logement de La Réunion reste important du fait :

Compte tenu de ces éléments, La Réunion a un besoin impérieux de 9 000 nouveaux logements par an (soit l'équivalent de 700 000 logements par an à l'échelle du territoire métropolitain) dont 5 000 logements sociaux et 3 000 logements intermédiaires ».


Le Schéma d’Aménagement Régional de 2011 précise que : « Les prévisions de logements à construire, qui font apparaître un besoin de 180 000 logements nouveaux d’ici 2030, constituent un défi tel qu’il ne peut être relevé sans une stratégie volontariste tenant compte des spécificités du territoire. Tout en précisant qu’au moins 50% des 180 000 logements à construire d’ici 2030 devront donc être implantés dans les espaces urbains à densifier (26 000 ha répertoriés) afin de privilégier le renouvellement urbain.

Le SAR fait sienne la nécessité de faire émerger à La Réunion quatre bassins de vie qui doivent constituer des entités cohérentes en termes d'emploi, d'habitat et de services, définies par leurs contours démographiques, géographiques et physiques. Le SAR propose une répartition des 180 000 logements à construire selon cette logique de bassins de vie, qui répond aux caractéristiques suivante :

Les espaces nécessaires au développement des activités économiques sont évalués à 900 hectares. En tenant compte des espaces à vocation économique prévus par les documents d'urbanisme locaux, du potentiel de densification des zones d'activités existantes et de la nécessité de constituer une réserve foncière à vocation économique ,le besoin d'extensions urbaines à vocation économique s'élève ainsi à 500 ha.

Enfin, les espaces d'urbanisation prioritaire identifiés dans le SAR représentent 3 525 hectares (foncier à vocation d'activités compris). Compte tenu de leurs caractéristiques, notamment de localisations parfois disparates, leur capacité d'accueil est estimée à au moins 20% des 180 000 logements à construire à horizon 2030 ».

 
 
 
 

En définitive, la maîtrise foncière afin d’accueillir, à l’horizon 2030, 180 000 logements (dont 60 % pour du logement social) ainsi que les équipements publics d’accompagnement nécessaires et tout type d’entreprise économique ou touristique sera orientée en priorité sur les 26 000 ha d’espaces urbains existants mais aussi sur les 3 525 ha d’espaces d’urbanisation prioritaire identifiés dans le SAR.